vendredi 21 décembre 2012

Si ce soir...


Si ce soir…

… était le dernier soir. Pas le grand soir, pas non plus juste un soir sans histoire.

LE soir. LA nuit, les dernières minutes du jour d’avant.

Comme disait la chanson, qu’est-ce qu’on ferait de plus, de moins ou de travers.

A l’envers, à l’endroit, même si certaines mailles ont lâché, lassé, fâché, je ne détricoterai pas le fil de mon histoire. J’y ajouterai quand même quelque jolis badges, perles et brillants.

Certains sont en train de camper dans un bled paumé nommé Bugarach. Il paraît cependant qu’il y a là-bas plus de journalistes que d’illuminés. C’est vrai que par principe de précaution, mieux vaut toujours avoir une caméra au cas où E.T. débarquerait.

Moi je flâne dans une ville qui est déjà revenue de tout. Malgré l’extrême inhumanisme, le feu du ciel et la guerre froide, elle s’est toujours retissée.

C’est sans doute une des raisons qui me la font aimer cette vieille Berlin, cette énergie qui la sous-tend et la rend si humaine.

Bon, peut être aussi le fait que je sache qu’il y a à 800m de mon hôtel, sur le Ku’Damm, un abri anti atomique géant.

Ce matin, volant au-dessus des nuages j’ai eu un superbe lever de soleil mauve-orangé-cyan sur un océan de doux nuages blancs cotonneux. Les couleurs, le relief, la vibration du jour qui apparait. Quelle apocalypse voudrait effacer tout ça ?

Où va le monde ?

 A demain.

D’ailleurs, si je suis déjà hier pour une bonne partie  du monde à l’est d’ici, eux sont pour moi déjà dans une nouvelle ère. Plus sage ? et meilleure ? Demain est un jour du reste de nos vies, et c’est déjà magique juste pour ça.

jeudi 13 septembre 2012

Une soirée à l'Opéra.

Vous êtes à Vienne.
Place de l'Opéra.
Il est 19h30 et les musicien de l'orchestre philarmonique s'accordent.
 
Ce soir au programme, Strauss et son Arabella.
Les gens s'installent, papotent à voix basse.
Pour ma part je pose mon séant sur un tapis de velour (enfin, plutôt de la moquette).
En plus je suis juste au deuxième rang.
Les ouvreurs en livrée distribuent les programme et placent le public.
Au ciel la nuit tombe et les façades viennoises s'illuminent.
Ca y est, ça commence.
Pendant 3 heures, la musique et le chant vont enchanter les lieux.
Et commec'est de plus sous-titré (heu oui, parce que l'allemand chanté à l'opéra, c'est un peu plus difficile à verstehen, hein!) j'ai compris toute l'histoire.
 
(Parenthèse pour dire qu'en chanson - opéra ou métal industriel - finalement on parle des même thèmes. Merci donc R+ de m'avoir appris le vocabulaire nécessaire).
 
Les gens vont et viennent, s'installent, quittent, pour cinq minutes ou le spectacle entier.
Un vol de corbeaux opusdéïsé passe, des vélos, des trotinettes. Un groupe compact de japonais qui ne sait s'il doit photographier la scène ou les spectateurs... certains, prévenants, ont leur panier à pique-nique et cassent la croûte. D'autre s'allongent.
 
Une soirée à l'opéra ...
Pour pas un radis, moins encore un kopeck.
Le principe du Live am oper Platz de Vienne, c'est de diffuser en direct sur la place ce qui se passe à l'intérieur... des chaises et des carrés de tapis sont installés devant l'écran géant et c'est parti pour une accessibilité à tous.
 
Et puis le plaisir d'un frappucino à l'entracte...

J'ai juste regretté que l'on ne voit pas plus l'orchestre jouer.

lundi 10 septembre 2012

L'art et la maclotte.

J'aime les maclottes de peinture à l'huile.
C'est extraordinaire ce que des ces petites masses de couleurs peuvent devenir posées sur une toile. Suivre le mouvement de la palette, ses accumulations, les maclottes.
L'image prend matière et volume, l'indéfinissable devient images, couleurs, étoffes, pierres précieuses et flamboie. Une vie permanente anime le tout.
 
Alors oui, je colle mon nez aux tableaux. Tant pis pour les esthètes se rengorgeant d'analyses empruntées et souvent mal digérées qui restent à 3 m. De loin, de près, tête penchée ou cou tendu, pour moi y a que de cette manière qu'on peut tenter de se rapprocher.
 
Sinon, reste chez toi et contente toi d'une photo !
 
Klimt et Schiele sont extraordinaires à ce jeu-là.

dimanche 9 septembre 2012

Liste des choses à faire -1.

A rayer en ce dimanche 9 septembre 2012 :
 
-aller manger une part de Sacher Torte chez Sacher à Vienne, avec une tasse de café au lait, sans regarder le prix.

 
Ca, c'est fait.
 
M'en lèche encore les babines, à défaut d'avoir nettoyé l'assiette !
 
 
Pour ceux qui ne comprendraient pas tout, ceci est une joke familial, liée à mon Papy Albert.
Et je n'ai mis que 24 ans à le réaliser ce voeux-là !

Faut pas confondre

la currywurst et la wienerwurst.
 
c'est comme ça que l'on sait si l'on est à Berlin ou à Vienne.
 
Si l'imbiss où tu l'achètes ressemble à une cabane de chantier, que le serveur lit le Bild entre deux clients: du bist ein Berliner.
Si tu te demande si ce ne serait pas un cousin d'Horta qui a fait les plans et conçu les vitraux du charmant pavillon où chauffe délicatement ta wurst, tu es à Vienne. Le tout évidemment sur un air de Strauss et le vendeur porte immanquablement une lavallière et une perruque poudrée.
 
Le seul point commun c'est que tu commandes en allemand, et ça, je sais le faire de mieux en mieux.
 
Parler allemand, pas juste demander une saucisse !
 
Comme quoi, la musique, ça a du bon.

L'inflation, mon bon monsieur...

... j'en prend mieux conscience rien qu'en regardant le prix des crèmes glacées à Prague.
 
Dans le temps, ça ne coûtait rien du tout pour nous, les capitalistes.
En même temps dans les magasins tu avais une seule sorte de pain, une seule sorte de chaque produit pas toujours de la meilleure qualité et pas question d'aller en famille faire ses courses ! une personne par caddy.
Et si de la poussière de café tombait du moulin où il fallait le moudre, un préposé la récupérait précieusement. Shocking pour nous habitué aux rayonnages gargantuesques de nos hypermarchés.
Dans la rue, les autochtones te regardaient comme un ovni avec tes fringues et ton allure d'occidental. Et que dire de l'attraction que furent le minibus et la caravane dans la banlieue de Prague où nous logions !
Il y avait beaucoup moins de touristes et surtout, pas de publicité tous les deux mètres ni de magasins tous les rez d'immeubles.Je me souviens de la "vitrine" du magasin d'état au bas de la place Venceslas. Achalandée est le terme contraire de ce qui pouvait la décrire.
Faire des photos au Château n'était pas trop bien vu par les militaires (à la russe) qui y montaient la garde et la Ruelle d'or où la petite maison bleue de Kafka se trouve était libre d'accès et des herbes folles poussaient entre les pavés.
C'est là, qu'à une fenêtre il y avait un marchand de glace - parfum unique : framboise - que notre guide nous avait offert.
J'y repense et c'est la chanson de Bécaud qui me trotte en tête... c'était aussi un peu la place rouge...
à l'époque.
 
Ce n'était pas que l'on se sentait espionné, surveillé, kgbétisé mais tout comme. Pas tranquille en fait. Il avait fallut avoir passeport, visa et tout le tralala pour pouvoir venir.
 
Je me souviens de la télé dans la salle d'attente de l'ambassade de Tchécoslovaquie, où passait en boucle les cérémonies typiques communistes dans un stade bondé. Un pour tous tous pour l'état. Et surtout pour la chorégraphie !
 
Mais nous étions "de l'autre côté". Le passage retour à la frontière a duré des heures, ils ont tout fouillé, à la limite même de démonter  le fond de la penderie de la caravane... des fois que quelqu'un s'y serait caché pour passer.
A l'ouest, chez nous.
 
C'était il y a 24 ans, un quart de siècle une autre époque. Avant que le mur tombe, le froid se réchauffe et les blocs ne fondent.
 
Je regardais tous ces jeunes croisés dans Prague et qui n'ont pas du tout connu cette époque,aussi occidental que n'importe quel ado européen d'aujourd'hui.
Je me demandais, en regardant les gens de mon âge et plus, comment tous ces changements avaient pu les toucher. Comment, d'un régime qui fut le leur presque 50 ans, passe-t-on à autre chose. Un autre chose qui était - il faut quand même le rappeler- exactement ce qui était décrié comme le Mal la veille encore.
 
Oui moi, alors capitaliste occidentale de 15 ans, faut-il que ces jours-là m'aient marqués pour vagabonder dans la ville avec un évanescent fantôme d'alors...

L'art du Oui tchèque

Ce qui m'a frappé lors de cette semaine en république Tchèque, c'est le nombre incroyable de mariages. Tous les jours, même en pleine semaine, tu es sûr de croiser au minimum une noce. Pas toujours évident pour eux de se frayer un chemin au milieu des hordes de touristes de la place de la Vieille Ville, surtout quand par malchance l'heure pile est proche.
 
Heure à laquelle l'horloge astrologique sonnera, le prophète tournera, la mort clochera, le coq chantera et la bobinette cherrera. 
Grand moment que de voir des masses de touristes se presser en tas, qui caméra, appareil ou smartphone à bout de bras filmera et verra par écran interposé ce joli ensemble s'animer.
Et encore, je n'évoque même pas la nouvelle mode : filmer et photographier avec son I-pad. Tu additionne à la taille de l'écran celle du protège écran, ce qui te donneras une idée de ce avec quoi les gens se baladent. A quand l'écran 32 pouces en sautoir autour du cou ?
 
J'en reviens donc à nos mariages en Tchéquie. Tous les jours, j'en ai croisé. Avec des toilettes parfois stupéfiantes, mais presque toujours assorties ! Et c'est une spécialiste qui vous le dit.
Ce qui est sympa c'est qu'ils partagent leur frais bonheur avec un ensemble plus que cosmopolite de gens puisque après la photo de l'horloge, M. Tou Riste reviendra chez lui avec celle des jeunes mariés posant pour tous et surtout pour eux.
 
Donc la république Tchèque est le pays de l'amour, cqfd.
 
Bon, pour terminer je raconterai ce qui m'a quand même paru le plus étrange. Une noce dont la réception se faisait dans la roseraie de Lidice*. C'est pas un endroit qui me parait adapté pour une noce - où alors faut-il voir ça comme un pied de nez à la barbarie passée ?
 
*Lidice était un petit village 20 km au nord-ouest de Prague qui a été rasé sous le niveau du sol et ses habitants exterminés en juin 42 par les SS, en représailles de l'assassinat de Heydrich. l'équivalent d'Oradour s/Glane
 

jeudi 30 août 2012

M'enfin, où donc ai-je mis mes yeux?

Comme je le confessais récemment, parfois souvent je ne vois rien pas tout ce qui se trouve autour de moi.
C'est que j'ai l'attention fixée sur autre chose.

Ainsi donc, je me suis aperçue tout à l'heure qu'il y avait un second escalier à l'arrière des bus à impériale.
Oui, j'ai bien dû prendre une quarantaine de ces engins avant de faire cette grande découverte.
Pour ma défense je dirai que je me concentrais sur le paysage.
Et que de plus, je monte toujours à l'avant, on y a une meilleure vue.
Faut juste éviter de se cogner la tête au plafond.

Je ne suis (presque) pas tout le temps si distraite. Pour preuve hier il faisait très beau et chaud. Il y avait des gens qui bronzaient de façon intégrale sur les pelouses du Tiergarten.
Si si, je les ai vus depuis le bus.
Oui, c'est en plein centre-ville et non, ce n'est pas interdit.
J'essaie d'imaginer la même scène chez moi au jardin de la Reine... je n'y arrive pas.

Quant au lien entre l'escalier de derrière et les nudistes, à vous de le trouver !

mercredi 29 août 2012

Trompe l'oeil.

Ce n'est pas la première fois que ce type de mésaventure m'arrive à Berlin.
Il y a bien sûr, vingt ans après, encore de vastes chantiers voire de vastes champs non encore bâtis.

Habituée aux immenses bâches d'échafaudages vénitiennes qui reconstituent le bâtiment en travaux ainsi emballé, je n'ai pas prêté attention aux même bâches berlinoises. Jusqu'à hier. Parce que ce ne sont justement que des bâches géantes sur des échafaudages. Et derrière? Rien.
Juste le futur projet ainsi présenté à l'échelle 1:1.

Et depuis je m'aperçois que plusieurs "bâtiments" sur mes routes n'en sont pas encore. L'ensemble est si bien monté que je n'avait rien vu de bizarre ! Ceci dit possède l'avantage de meubler proprement certains endroits.

Par contre l'i-pomme de Potsdamer platz lui est à une autre échelle.

La gastronomie berlinoise...

Si on peut appeler ça de la sorte...

Faire trente minutes de file pour goûter au Dürüm de Mustafa à Mehringdamm et faire ensuite 20 minutes de bus pour aller prendre son dessert glacé face au coucher de soleil sur l'Admiralbrücke à Kreuzberg. Je vote pour.

Snober le Curry 36 de Zoo Bahnhof parce que le 36, c'est pas ici. Je vote pour aussi. Même si pour moi, la currywurst, c'est à Güntzelstrasse tard le soir et pas ailleurs. Et avec un café bien chaud.

Pour manger, il y a des tas de restaurants de tous les pays du monde et de toutes les sortes de cuisine que l'on souhaite essayer. Ou pas..
Mais à part la Maison de la Patate face à la Marienkirche, où y a-t-il donc des resto typiquement berlinois ?

Just another brick...

Je me souviens que David Bowie avait fait un concert à Berlin en juin. Qu'il y avait eu des émeutes parce que ceux qui voulait l'écouter de l'autre côté du mur n'avaient pas pu venir. Moi aussi je pestais encore de ne pas avoir pu aller voir le concert du Glass Spider Tour à Werchter quatre jours plus tôt...
J'ai vu cet après-midi, dans l'expo sur les cérémonies est/ouest des 750 ans de Berlin, une photo de ce concert-là.

J'avais 14 ans à peine et cette ville bizarre coupée en deux était plus qu'intriguante.

Je me souviens de quand j'ai découvert l'album de Pink Floyd. C'était aussi en 87. Anne-Christelle l'avait emprunté à son frère et me l'avait confié avec 1000 recommandations de soins. A l'époque, le CD existait à peine, il ne fallait pas griffer les 33T. Alors j'ai fait une copie sur K7 audio que j'écoutais religieusement sur mon walk-man.

J'avais 14 ans, une passion certaine pour l'histoire et apprenais peu à peu que j'en faisais partie moi-même. Sensation qui ne fit qu'augmenter au cours des 3 années suivantes tant le monde bougeait alors. Suivre l'actualité était passionnant, je me rendais compte que le passé n'allait plus vraiment déterminer l'avenir où je serais majeure. Mon horizon était bien plus large que ma petite ville et mon quotidien scolaire.

Je retrouve tout ça à travers mes visites ici. Et se dire que tout "ça" -vécu à l'époque avec l'intérêt adolescent tout yeux et toutes oreilles ouvertes- a maintenant 25 ans, un quart de siècle. Suis-je donc si vieille ? Comment ont fait ces années pour passer si vite ?
Et surtout, quelle part ai-je su y prendre? Quelle brique ai-je enlevé du mur?

lundi 27 août 2012

Sont-ce encore des vacances?


Un quatrième séjour à Berlin, c'est dire si ces derniers jours quand j'annonçais où je partais en vacances j'ai eu "encore" au sommet du palmarès des réponses.
Oui, Berlin encore. Au soleil le jour et dans une profonde obscurité la nuit. C'est plaisir que de la retrouver si verte après le dernier séjour où ses arbres dénudés laissaient passer bien plus de lumières nocturnes. Une cité de tous les contrastes.
Plus d'hôtel cette fois mais un studio. Le quartier je vous le donne en mille : Wilmersdorf. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir voulu migrer vers l'est. Si le hasard ne me veut qu'ici, laissons faire. Ca m'a plutôt réussi dans le coin.
Le marathon touristique, j’ai déjà donné. Cette fois je profite de la ville en prenant mon temps. Et comme je n’ai pas pris de break en partant directement, je suis en pleine décompression, donc plutôt fatiguée.
En cette fin d’été qui fut pourri, le temps continue à hésiter. Hier dimanche, il m’a privé du karaoké à Mauerpark. L’après-midi avait pourtant bien débuté, sur les pelouses sauvages où les gens s’allongent pour lire ou barbecuttent en enfumant (copieusement) les passants. Musique et happening tous les 30 m. Sur votre gauche les puces, à droite le stade et la halle Max Schmelling (J’ai découvert qu’il est mort centenaire, comme quoi !).
Et partout, la foule melting pot. Du plus sage au plus fou en passant par le punk ou le baroque

Sur la butte, les gradins d’un auditorium en plein air. Une clown rouge y joue son spectacle pour le plus grand plaisir d’un public bon enfant et joueur. La bonne humeur ambiante ne parvient pourtant pas à chasser ces vilains nuages que le vent fort pousse sur nos têtes. Alors que tout était prêt pour que puissent pousser la chansonnette les plus téméraires - plic ploc plouf - il drache ! Un peuplier m’abrite, moi qui ai laissé mon parapluie à l’appart.
A la semaine prochaine dit l’animateur…heu pour moi ça sera plutôt l’an prochain. Ou jamais. Ce genre de fiesta « improvisée » tend parait-il à disparaître.
Quittant le déluge c’est en flânant de la Kulturbrauerei via Kastanien allee que je rejoins l’Alex. Kasting allee, parlons-en. Ils étaient où ces top models berlinois amateurs qui inspirent ce surnom ?
J’ai finalement tant traîné –avec une pause ravitaillement pendant une nouvelle drache. Assez drôle d’ailleurs de regarder les gens courir sous la pluie et les bourrasques.
J’en suis arrivée après la bataille au Nikolaï Viertel où des reconstitutions en costume fêtaient les 775 ans de la ville. Décidemment !

samedi 25 août 2012

Je craque pour Krakow !

5 septembre 2011

Que le grand Cric me croque  (en l'occurence le dragon du Wawel) pour un titre aussi plat ! mais que voulez-vous, la chaleur de cet automne continental en Pologne ne fait pas que faire fondre le bitume, il s'attaque aussi à ... (to be continued)

mardi 31 juillet 2012

Crolletteska nie polski

Samedi 3 septembre 2011, 23:22
Depuis trois jours, me voici donc en Pologne. Et le moins que je puisse dire est que les premières heures furent folkloriques. Mais où, nom d'un schtroumpf, étais-je encore allée me fourrer?
Je ne pensais pas Berlin si proche de la frontière; ce qui explique d'ailleurs pourquoi 72 ans moins 1 jour plus tôt commençaient certaines visées expansionnistes du petit moustachu.
Bref, vive l'Europe de Schengen, j'ai passé la frontière sans m'en rendre compte ou presque.

Je me suis retrouvée sur un immense parking à camions, quasi-vide et silencieux sous un soleil de plomb. Le seul signe de vie à part les "toaleti" étaient toutes les petites cabines de change en zlotys Il y en avaient bien 8 ou 10 et qui me semble-t-il, pratiquaient toutes le même taux de change. La Pologne ne passera en effet à l'euro qu'en 2013, si tout va bien ! On en a perdu l'habitude de ne plus faire de savants calculs pour découvrir à combien vous revient votre sandwich et trois tranches de jambon... je dis aussi, vive l'euro mais pas l'inflation qui va avec, of course.
J'ai aussi redécouvert le plaisir des langues étrangères inconnues. Quoique, quand il s'agit de lire en roulant des panneaux de circulation cruciaux, il n'est là plus question de plaisir, j'y reviendrai par la suite.
Dès cette entrée en Syldavie Pologne, j'ai eu de bons gros fous rires. Le premier en essayant de sortir du parking de la douane : il ne te remet pas sur l'autoroute, mais sur une petite route bucolique au milieu des bois, avec des gentilles madames -un peu très court vêtues, quasi dépoitraillées et très maquillées- qui te souhaitent la bienvenue au bord de la route en agitant la main.
Quel bel effort de l'office du tourisme pour accueillir les gens. En ce qui me concerne, c'est le plombier de la pub qui m'aurait intéressé mais hélas... il devait être sur un autre poste frontière!
Oui, je sais, il est blond...
Et là j'ai retrouvé l'autoroute, en pleurant de rire parce que de la petite route de campagne bitumée, je me suis retrouvée sur une rampe d'accès ... en pavés. Et quels pavés ! Même la rue de la citadelle à Tournai est un billard comparé à ça.

Mais le pire était à venir : l'autoroute.
Ici c'est Daerdenland puissance 1.000.000. Et encore j'hésite à ajouter des zéros. Sur une soixantaine de kilomètres, je me suis vraiment demandée ce que c'était que ça.
Pas question de dépasser le 50 à l'heure : des trous, des bosses, des ornières et des rigoles voire des morceaux du revêtement entiers en vadrouille. Ah ça, pas question de s'endormir au volant! Un poulailler industriel complet.
Mais ils font des réparations. Si si, je vous jure. J'ai même failli emboutir le camion d'asphaltage, qui s'est soudainement arrêté devant un trou, le petit monsieur bondissant de sa cabine, attrapant un tuyau dont il se servit pour copieusement "arroser" d'un mélange noirâtre et granuleux le sus-dit trou.
J'en ai même encore de straces sur mon bas-de-caisse.
Je ne suis absolument pas convaincue de l'effet réparateur de la manoeuvre mais il ne faut pas désespérer. Les voies dans le sens opposées sont elles déjà refaites à la perfection. Je suppose que le tour de cette voie d'entrée subira bientôt le même sort, Euro de foot 2012 oblige.
Je rassure ceux qui voudraient venir, ce n'est qu'une histoire de 60 km pas plus, après ce sont de superbes autoroutes toutes neuves.
Ce que j'en ai bien rit ! Au moins ce ne fut pas banal.

Deux jours plus tard, en allant rejoindre le reste du groupe à Wadowice, ma Poopouffe de GPS m'a emmené par les chemins les plus courts à travers les routes de la Pologne profonde. C'est très joli, calme et avec des vues très sympa sur des petits villages paumés. Que j'ai traversé dans les deux sens pour certains.
Il y a en effet pas mal de travaux sur les routes "nationales, et pour bien les faire, on coupe carrément la circulation. Sauf que dans une région peu densément équipée en route, les détours qui en résultent sont assez importants.

Déviation s'écrit un truc comme "objazd" et généralement tu as un panneaux qui te le dit au début ... et à la fin. Pour la quinzaine de kilomètres entre les deux : démerde-toi. Et Poopouffe ne savait que me confirmer que j'étais sur une "route sans nom". Et voulait sans cesse me faire faire "demi-tour dés que possible" . Ça aide vraiment!
Heu...
Je me suis à un moment retrouvée au bord de l'eau, la route continuait bien sur l'autre rive, mais je ne conduis pas un insubmersible que je sache. Heureusement, un bac est arrivé qui m'a fait traverser pour la modique somme de 3 zlotys 5O (pour convertir, divisez par 4) même un billet de quai chez nous coûte plus cher, non?).
Enfin, après avoir mis plus du double du temps, je suis arrivée à Wadowice, ville natale de Jipitou, Jean-Paul II pour les non-initiés. C'est là où l'on prend la mesure de l'intense dévotion des gens d'ici pour LEUR pape.
Ça, c'est une autre histoire que je vous narrerai plus tard, avec des nouvelles de cette superbe cité qu'est Cracovie, splendide sous le soleil.

mercredi 25 juillet 2012

Berlin sur tapis rouge.

Dimanche 28 août, 23h11
C'est dimanche et le temps s'est stabilisé. Plus rien à voir avec la pluie d'hier après-midi.
J'ai donc pris mon petit vélo pour faire une balade. Étant partie à 10h15, je supputais que ce serait une promenade apéritive.
Je n'avais pas prévu que c'était pour l'apéritif du soir ! Je suis rentrée 8h45 plus tard...
Non non, je vous rassure, pas de mésaventures crollettiennes.Juste que Berlin et le vélo, c'est un mélange des plus goûtus.
Si je parle justement de tapis rouge, c'est qu'ici le vélo est privilégié. Beaucoup de pistes réservées et de passages protégés bien délimités au sol dans les carrefour. Et surtout, la plupart de ces couloirs -pour les différencier de la partie trottoir réservée aux piétons- sont fait de pavés rouges.
Donc, si vous venez un jour ici, ne vous prenez surtout pas pour une vedette sur son tapis rouge : touriste piéton, NE marche PAS sur la piste cyclable. Au mieux tu te feras dring-dringuer gentiment puis furieusement pour dégager, au pire tu pourras raconter que tu t'es fais renverser par un Poulidor teuton.
L'avantage de se déplacer à bicyclette, c'est que l'on a le temps et l'espace pour regarder autour de soi. Même si rouler le nez en l'air est parfois périlleux, parole d'experte. On peut s'arrêter à peu près tout partout où l'on veut pour mieux voir. Et prendre des photos.
Plaisir dont je ne me suis pas privé aux pieds d'Elsie la Dorée, petite musique en tête au pieds des feux verts.
Porte de B.
L'arrivée à la Porte de B. fut plus qu'étrange : que de cars de police ! Et des gueulophones en pleine action...
Me voici en pleine contre-manifestation apparemment puisque de mon côté on fait autant de bruits que possible pour gêner le rassemblement qui a lieu de l'autre côté. Et qu'un no man's land de barrières, peuplé de policiers en casque anti-émeute et gilet "anti-konflikt team".
Lieber Falafel als Bratwurst !
Oui, il me faut préciser que les élections communales ont lieu dans 18 jours, j'y reviendrai sous peu.
Bref. En peu de temps je prends conscience tout d'abord que je ne rêve pas, mais qu'en même temps j'hallucine, et que je suis contente parce que je suis du bon côté de la manif.
Parce que ce qui se passe là-bas de l'autre côté de la barrière, n'est rien tant moins que l'extrême-droite en train de faire campagne. Pour avoir vu ce soir leurs interviews à la télé où ils se rengorgent des scores en hausse de leurs frères européens, FN en tête, ça me donne froid à la mémoire !
Et symboliquement, leur présence faisait que le passage vers le mémorial de la Shoah était complètement bloqué...
Faut pas se leurrer, ce type de pensées continue à se diffuser partout, mais ici plus qu'ailleurs, ça me choque.
Mais qu'il n'oublient pas que leur roche tarpéïenne est aujourd'hui un parking moche et bétonné 500 m plus loin.
Un parking bien moche, mal indiqué, un trou perdu.

Passée la Porte, les camelots habituels de Parizerplatz...
Unter den Linden est souvent associés aux Champs Elysées Parisiens. A la notable et vélocipédiquement appréciable différence qu'ils sont plats. Et que les automobilistes ne cherchent pas forcément à écraser un maximum de deux-roues (10.000 points-game over).

D'ailleurs tout Berlin est plutôt plat, ce qui explique que j'y ai beaucoup roulé. Des heures et des heures,du Tiergarten à l'Alex, de Mitte à Prenzlauerberg, du Quartier des Ministères vers Kreuzberg, de la East Side Galerie vers Checkpoint Charlie par le Landwehrkanal pour revenir vers Wilmersdorf par Postdamerplatz.
Pfiou, et oui : tout ça.

A Kreuzberg, j'aurai aimé dîner d'un falafel de Mustafa ou d'une currywurst de Curry 36, mais il y avait aux deux des files d'au moins une heure. Ce sont en effet les deux adresses réputées dans leur domaine. Il était juste 3h de l'après-midi. Leurs "coup de feu" n'ont pas de limite horaire. Et quant à trouver le quartier alternatif de Xberg... j'ai tourné en rond et en carré, en diagonale et d'alternatif, peu de traces. Diable, seraient-ce là les effets de la gentrification tant décriée?
Berlin brûle-t-il ?
Je crois juste que je devais être dans un autre espace-temps : c'était parait-il le jour de la bataille annuelle entre Kreuzberg et Friedrichshain.
Y croire c'est rende hommage aux services berlinois de la propreté : quand je suis passée sur l'Oberbaumbrücke, plus une trace du monstrueux bouillon de légumes qui s'y était produit quelques moments plus tôt.
Pour finir cette belle journée (et reposer mon séant que la selle commençait à maltraiter) je suis doucettement rentrée par les rues calmes et arborées à foison de Wilmersdorf.
Sur ce bonnes gens, bien le bonsoir et à demain.

Ich denke... sofort !

Samedi 27 août 2011, 00h22
C'est par ces mots que Gunter Schabowski a donné (involontairement?) le coup d'envoi d' une nuit de folie qui enclenchait le terme de décennies de froidure entre eux et nous.
Je me souviens encore ce soir-là de Papa qui m'appelait depuis le salon parce que ce qui était annoncé à la télé était juste inimaginable. Et qu'il fallait voir pour croire. Encore aujourd'hui ces images me laissent un frisson. The wind of change.
La chute du mur, la fin de la guerre froide, la libération de Mandela, Walesa premier Ministre, l'éviction de Gorbatchev, etc ... ce fut juste avant mon entrée à l'unif le changement radical du monde qui m'entourait jusqu'alors. L'axe du rapport de force s'orientait peu après Nord/Sud et nous sommes toujours en plein dedans.
Vingt ans plus tard, Berlin a bien sûr mis en valeur les vestiges de tout ceci. Parce que c'est ce que cherchent les touristes lambda. Une photo près du mur, une autre à la Porte de B. -Ich bin ein Berliner- Une currywurst, une bière et j'ai consommé mon voyage. Point.
Mais pas seulement. Le travail de mémoire est aussi un pari sur l'avenir. Depuis l'an dernier, je suis épatée par la muséographie, les messages éducatifs, historiques et philosophiques que recèlent les musées et mémoriaux d'ici, qu'ils soient de la II° guerre mondiale ou de la partition du monde de la seconde moitié du siècle. Rien n'est exonéré. Nos prédécesseurs ont merdé, voilà jusqu'où ils ont été, le fin fond du pire. On ne vous donne pas une leçon, mais voyez par vous-même ce qui peut être. Tout, son pire et son contraire. A vous de jouer.

Sur Bernauerstrasse, le mémorial du mur descend en pente douce ver la Nordbahnhof. Des traces au sol, de discrets panneaux d'information aux photos ou témoignages choisis avec soin. Et le calme. Il fut une époque où ce passage était comme une corde raide sur laquelle le monde tenait en équilibre. J'ai l'impression qu'actuellement, nous avons bien moins de contrôle sur la course des choses.
Je me demandais, quand on est plongé dans un mode de pensée, orienté par une dictature du quotidien, comment trouver la force de résister? Je crains que la réponse ne se trouve- hélas- qu'en vivant ce type d'état...
Fin de la partie sérieuse de la journée.
Am Lustgarten.
J'ai passé la fin de la journée étalée sur les pelouses du Lustgarten. Un vrai moment de bonheur sous le soleil resplendissant !Je me suis rappelé ce qu'était l'été et d'être en vacances. De n'avoir pas d'envies particulières si ce n'est d'avoir les pieds posés sur la fraîcheur de la pelouse, les yeux perdus dans le ciel, le bruits de la fontaine où les plus téméraires s'ébattent, le vent grâce auquel la chaleur se fait plus douce et les cloches du Dom qui rythment le temps. Parce qu'il est à moi, le temps. Je ne bouge pas de là, je profite, je regarde, je vis. Une pause pointée.
Hier j'ai fait de même sur Pariserplatz.Et qu'on cesse de me dire que la reconstruction à cet endroit à été "critique". Perso, j'aime pas du tout. Il n'y a que l'académie des Beaux-Arts et l'Adlon qui trouvent grâce. Le reste n'est que prétention à faire un immeuble à cet endroit.Du prout mon cher d'architecte. Beurk. Bref.
Un banc agréable, et des heures à regarder couler la foule. Qui s'arrête pour les nombreux artistes de rue, un peu de tout. Moi j'ai préféré le danseur avec sa boule de cristal, parce que ses choix de musique collaient bien. le Piano sur Summer of '78 de Yann Tiersen va me rester lié à cet endroit.

Et puis je suis désolée mais on nous a menti : Harry Potter n'a pas eu une fin idyllique. Il est à présent magicien de rue à Berlin. Ceci étant, il a beaucoup gagné en humour typiquement british. Ca compense.
HP VIII, le retour du come-back.
Sinon j'ai beaucoup marché, le nez en l'air et le lumix prêt à dégainer. Il fait beau, vous l'ai-je dit ? Et cette ville m'est enchanteresse.
Demain sera une loooooooooongue journée, ou plutôt nuit. A ce propos, je vous laisse, je dois choisir ce que je vais y découvrir.

Ich bin eine berlinische Radfahrerin

24 août 2011, 22h47.
Berlin à vélo,voilà une partie de mon projet de vacances. Equipée depuis juin d'un engin pliant mais néanmoins correct, je me préparais à de nouvelles (més)aventures. Je ne suis pas du tout déçue !
La bestiole
J'ai quitté nos pluvieuses contrées ce matin sans regrets. Et plus j'allais, plus il faisait beau. C'est bien connu, le soleil se lève à l'est ! (spéciale dédicace à Marine, now go back to work!).
Sur la route, j'ai visité l'ancienne douane de Marienborn, qui au siècle dernier était le point de passage vers la DDR et le reste du bloc rouge. Remis "en l'état", ne manquent plus que les vopos. Et ce soleil ultrabright dépareillait aussi.
L'arrivée à Berlin, côté Charlottenburg, est juste extraordinaire, on surgit soudain des bois et on est en ville. La ville est pleine d'arbres et de parc, c'est un vrai bonheur.
Mon hotel, la pension Spree est tout mignon et j'ai finalement une chambre double. Ne reste qu'à tester le petit dej demain. Le quartier est sympa et tranquille et pourtant près de tout ce qu'il faut.
A peine installée, ce temps merveilleux m'invitait à aller me promener et à vélo. Ni une ni deux, l'engin est monté et roule Crollettes...
Ouai...
Y a juste le pneu arrière qui est "légèrement" essoufflé alors que je n'ai pas même encore traversé le trottoir. J'avance un poil, et apprends par la pratique que la 5ème et la 6ème vitesse sont en grève. Et que je n'irai pas bien loin sur mon boyau raplapla.
Bien sûr, je n'ai pas de pompe adaptée à ces pneus-là. Je persiste néanmoins. Et où trouver une pompe à vélo à 7 heures du soir à Berlin? Quand tu connais pas la ville .
Aaaaaaaargh, je me sens l'âme d'une Ghislaine Lambert pour le coup.
C'est une ville cycliste, je vous l'apprends peut être. On trouve donc souvent des magasin de vente et réparation de vélo.Incroyable, nicht wahr? Tu as déjà essayé à Tournai de faire réparer ta bécane, toi.
Et là, sur un coin, tout de rose sa devanture habillée, Little John Bikes n'attendait que moi. Et moi que lui, chabadadabada.
J'ai revu mon allemand, mais pas le vocabulaire du cycliste. J'ai quand même évité de mimer une pompe à vélo en action, je tenais à ma dignité. Ca se dit finalement simplement Luftpumpe. Et Little john s'appelle en fait Oliver. C'est marqué sur le ticket. Non JoRomana, je ne l'ai pas demandé.
Munie de mon achat, je commence l'opération gonflage sur le trottoir. Cinq minutes plus tard, c'est assise sur le sus-dit trottoir et me battant désespérément avec l'engin que je me retrouve. Y a pas une heure que je suis à Berlin et me voilà déjà écroulée sur le pavé.
Je devais faire pitié parce que des coups frappés à la vitrine du magasin finissent par faire se retourner tous les passants, et moi, rouge d'effort.
Le vendeur me fait signe de rentrer dans la boutique pour qu'il s'occupe lui même de cette stupide roue que je n'avais réussi qu'à dégonfler entièrement.
John et son compresseur ont fait des miracles, gratuitement et avec le sourire. Et un soupçon de pitié dans le sourire aussi... mais bon ! Si il est passé une heure plus tard Joachimstalerplatz, il a dû se dire que j'avais vraiment la poisse : pour le coup une fois de plus assise sur les pavés, c'était le dérailleur qui s'était carrément fait la malle de son piton d'ancrage, et la chaîne engagée de côté dans le bazar. Je me suis imaginé un moment retourner à pied en portant ma bécane. Mais Bricol-girl s'en est tiré haut la main, même si il faut préciser que la-dite main et sa consoeur furent pleines de cambouis.
Cette position peu confortable me permit néanmoins d'observer et d'entendre le ou les rapaces qui nichent dans le coin. Des vrais à plumes, serres et bec, qui s'attaquent aux rats volants du quartier, si si. On en a bien en haut de St Michel et Gudule, pourquoi pas sur la Gedachtniskirche...
Pour me remettre de ces émotions, souper rapide au coucher du soleil sur l'esplanade de ZooBahnhof, avec une pensée pour MyMy et ses bagues.
Retour dans les petites rues animées d'orchestres, très sympathique.Qu'est-ce qu'il fait noir la nuit quand même.
M'est venu une idée tantôt, et Marie-Cécile me comprendra: avec mon petit vélo à Paris j'ai faillit être emboutie par l'Inspecteur Moulin. Si il était toujours vivant, qu'elles auraient été les probabilités pour que je croise Derrick avec mon deux roues?
je vous laisse pour ce soir, je vais aller écouter l'orage et la pluie tomber sur le platane de la cour.
Ceci est-il un platane?
Il fait beau, il fait doux et rouler à vélo dans Berlin c'est chouette.