vendredi 21 décembre 2012

Si ce soir...


Si ce soir…

… était le dernier soir. Pas le grand soir, pas non plus juste un soir sans histoire.

LE soir. LA nuit, les dernières minutes du jour d’avant.

Comme disait la chanson, qu’est-ce qu’on ferait de plus, de moins ou de travers.

A l’envers, à l’endroit, même si certaines mailles ont lâché, lassé, fâché, je ne détricoterai pas le fil de mon histoire. J’y ajouterai quand même quelque jolis badges, perles et brillants.

Certains sont en train de camper dans un bled paumé nommé Bugarach. Il paraît cependant qu’il y a là-bas plus de journalistes que d’illuminés. C’est vrai que par principe de précaution, mieux vaut toujours avoir une caméra au cas où E.T. débarquerait.

Moi je flâne dans une ville qui est déjà revenue de tout. Malgré l’extrême inhumanisme, le feu du ciel et la guerre froide, elle s’est toujours retissée.

C’est sans doute une des raisons qui me la font aimer cette vieille Berlin, cette énergie qui la sous-tend et la rend si humaine.

Bon, peut être aussi le fait que je sache qu’il y a à 800m de mon hôtel, sur le Ku’Damm, un abri anti atomique géant.

Ce matin, volant au-dessus des nuages j’ai eu un superbe lever de soleil mauve-orangé-cyan sur un océan de doux nuages blancs cotonneux. Les couleurs, le relief, la vibration du jour qui apparait. Quelle apocalypse voudrait effacer tout ça ?

Où va le monde ?

 A demain.

D’ailleurs, si je suis déjà hier pour une bonne partie  du monde à l’est d’ici, eux sont pour moi déjà dans une nouvelle ère. Plus sage ? et meilleure ? Demain est un jour du reste de nos vies, et c’est déjà magique juste pour ça.