mercredi 25 juillet 2012

Ich denke... sofort !

Samedi 27 août 2011, 00h22
C'est par ces mots que Gunter Schabowski a donné (involontairement?) le coup d'envoi d' une nuit de folie qui enclenchait le terme de décennies de froidure entre eux et nous.
Je me souviens encore ce soir-là de Papa qui m'appelait depuis le salon parce que ce qui était annoncé à la télé était juste inimaginable. Et qu'il fallait voir pour croire. Encore aujourd'hui ces images me laissent un frisson. The wind of change.
La chute du mur, la fin de la guerre froide, la libération de Mandela, Walesa premier Ministre, l'éviction de Gorbatchev, etc ... ce fut juste avant mon entrée à l'unif le changement radical du monde qui m'entourait jusqu'alors. L'axe du rapport de force s'orientait peu après Nord/Sud et nous sommes toujours en plein dedans.
Vingt ans plus tard, Berlin a bien sûr mis en valeur les vestiges de tout ceci. Parce que c'est ce que cherchent les touristes lambda. Une photo près du mur, une autre à la Porte de B. -Ich bin ein Berliner- Une currywurst, une bière et j'ai consommé mon voyage. Point.
Mais pas seulement. Le travail de mémoire est aussi un pari sur l'avenir. Depuis l'an dernier, je suis épatée par la muséographie, les messages éducatifs, historiques et philosophiques que recèlent les musées et mémoriaux d'ici, qu'ils soient de la II° guerre mondiale ou de la partition du monde de la seconde moitié du siècle. Rien n'est exonéré. Nos prédécesseurs ont merdé, voilà jusqu'où ils ont été, le fin fond du pire. On ne vous donne pas une leçon, mais voyez par vous-même ce qui peut être. Tout, son pire et son contraire. A vous de jouer.

Sur Bernauerstrasse, le mémorial du mur descend en pente douce ver la Nordbahnhof. Des traces au sol, de discrets panneaux d'information aux photos ou témoignages choisis avec soin. Et le calme. Il fut une époque où ce passage était comme une corde raide sur laquelle le monde tenait en équilibre. J'ai l'impression qu'actuellement, nous avons bien moins de contrôle sur la course des choses.
Je me demandais, quand on est plongé dans un mode de pensée, orienté par une dictature du quotidien, comment trouver la force de résister? Je crains que la réponse ne se trouve- hélas- qu'en vivant ce type d'état...
Fin de la partie sérieuse de la journée.
Am Lustgarten.
J'ai passé la fin de la journée étalée sur les pelouses du Lustgarten. Un vrai moment de bonheur sous le soleil resplendissant !Je me suis rappelé ce qu'était l'été et d'être en vacances. De n'avoir pas d'envies particulières si ce n'est d'avoir les pieds posés sur la fraîcheur de la pelouse, les yeux perdus dans le ciel, le bruits de la fontaine où les plus téméraires s'ébattent, le vent grâce auquel la chaleur se fait plus douce et les cloches du Dom qui rythment le temps. Parce qu'il est à moi, le temps. Je ne bouge pas de là, je profite, je regarde, je vis. Une pause pointée.
Hier j'ai fait de même sur Pariserplatz.Et qu'on cesse de me dire que la reconstruction à cet endroit à été "critique". Perso, j'aime pas du tout. Il n'y a que l'académie des Beaux-Arts et l'Adlon qui trouvent grâce. Le reste n'est que prétention à faire un immeuble à cet endroit.Du prout mon cher d'architecte. Beurk. Bref.
Un banc agréable, et des heures à regarder couler la foule. Qui s'arrête pour les nombreux artistes de rue, un peu de tout. Moi j'ai préféré le danseur avec sa boule de cristal, parce que ses choix de musique collaient bien. le Piano sur Summer of '78 de Yann Tiersen va me rester lié à cet endroit.

Et puis je suis désolée mais on nous a menti : Harry Potter n'a pas eu une fin idyllique. Il est à présent magicien de rue à Berlin. Ceci étant, il a beaucoup gagné en humour typiquement british. Ca compense.
HP VIII, le retour du come-back.
Sinon j'ai beaucoup marché, le nez en l'air et le lumix prêt à dégainer. Il fait beau, vous l'ai-je dit ? Et cette ville m'est enchanteresse.
Demain sera une loooooooooongue journée, ou plutôt nuit. A ce propos, je vous laisse, je dois choisir ce que je vais y découvrir.

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