Un quatrième séjour à Berlin, c'est dire si ces derniers jours quand
j'annonçais où je partais en vacances j'ai eu "encore" au sommet du
palmarès des réponses.
Oui, Berlin encore. Au soleil le jour et dans une profonde obscurité la
nuit. C'est plaisir que de la retrouver si verte après le dernier séjour où ses
arbres dénudés laissaient passer bien plus de lumières nocturnes. Une cité de
tous les contrastes.
Plus d'hôtel cette fois mais un studio. Le quartier je vous le donne en
mille : Wilmersdorf. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir voulu migrer vers
l'est. Si le hasard ne me veut qu'ici, laissons faire. Ca m'a plutôt réussi
dans le coin.
Le marathon touristique, j’ai déjà donné. Cette fois je profite de la ville
en prenant mon temps. Et comme je n’ai pas pris de break en partant directement,
je suis en pleine décompression, donc plutôt fatiguée.
En cette fin d’été qui fut pourri, le temps continue à hésiter. Hier
dimanche, il m’a privé du karaoké à Mauerpark. L’après-midi avait pourtant bien
débuté, sur les pelouses sauvages où les gens s’allongent pour lire ou
barbecuttent en enfumant (copieusement) les passants. Musique et happening tous
les 30 m. Sur votre gauche les puces, à droite le stade et la halle Max
Schmelling (J’ai découvert qu’il est mort centenaire, comme quoi !).
Et partout, la foule melting pot. Du plus sage au plus fou en passant par le
punk ou le baroque
Sur la butte, les gradins d’un auditorium en plein air. Une clown rouge y
joue son spectacle pour le plus grand plaisir d’un public bon enfant et joueur.
La bonne humeur ambiante ne parvient pourtant pas à chasser ces vilains nuages
que le vent fort pousse sur nos têtes. Alors que tout était prêt pour que
puissent pousser la chansonnette les plus téméraires - plic ploc plouf - il
drache ! Un peuplier m’abrite, moi qui ai laissé mon parapluie à l’appart.
A la semaine prochaine dit l’animateur…heu pour moi ça sera plutôt l’an prochain.
Ou jamais. Ce genre de fiesta « improvisée » tend parait-il à
disparaître.
Quittant le déluge c’est en flânant de la Kulturbrauerei via Kastanien allee
que je rejoins l’Alex. Kasting allee, parlons-en. Ils étaient où ces top models
berlinois amateurs qui inspirent ce surnom ?
J’ai finalement tant traîné –avec une pause ravitaillement pendant une
nouvelle drache. Assez drôle d’ailleurs de regarder les gens courir sous la
pluie et les bourrasques.
J’en suis arrivée après la bataille au Nikolaï Viertel où des
reconstitutions en costume fêtaient les 775 ans de la ville. Décidemment !