jeudi 30 août 2012

M'enfin, où donc ai-je mis mes yeux?

Comme je le confessais récemment, parfois souvent je ne vois rien pas tout ce qui se trouve autour de moi.
C'est que j'ai l'attention fixée sur autre chose.

Ainsi donc, je me suis aperçue tout à l'heure qu'il y avait un second escalier à l'arrière des bus à impériale.
Oui, j'ai bien dû prendre une quarantaine de ces engins avant de faire cette grande découverte.
Pour ma défense je dirai que je me concentrais sur le paysage.
Et que de plus, je monte toujours à l'avant, on y a une meilleure vue.
Faut juste éviter de se cogner la tête au plafond.

Je ne suis (presque) pas tout le temps si distraite. Pour preuve hier il faisait très beau et chaud. Il y avait des gens qui bronzaient de façon intégrale sur les pelouses du Tiergarten.
Si si, je les ai vus depuis le bus.
Oui, c'est en plein centre-ville et non, ce n'est pas interdit.
J'essaie d'imaginer la même scène chez moi au jardin de la Reine... je n'y arrive pas.

Quant au lien entre l'escalier de derrière et les nudistes, à vous de le trouver !

mercredi 29 août 2012

Trompe l'oeil.

Ce n'est pas la première fois que ce type de mésaventure m'arrive à Berlin.
Il y a bien sûr, vingt ans après, encore de vastes chantiers voire de vastes champs non encore bâtis.

Habituée aux immenses bâches d'échafaudages vénitiennes qui reconstituent le bâtiment en travaux ainsi emballé, je n'ai pas prêté attention aux même bâches berlinoises. Jusqu'à hier. Parce que ce ne sont justement que des bâches géantes sur des échafaudages. Et derrière? Rien.
Juste le futur projet ainsi présenté à l'échelle 1:1.

Et depuis je m'aperçois que plusieurs "bâtiments" sur mes routes n'en sont pas encore. L'ensemble est si bien monté que je n'avait rien vu de bizarre ! Ceci dit possède l'avantage de meubler proprement certains endroits.

Par contre l'i-pomme de Potsdamer platz lui est à une autre échelle.

La gastronomie berlinoise...

Si on peut appeler ça de la sorte...

Faire trente minutes de file pour goûter au Dürüm de Mustafa à Mehringdamm et faire ensuite 20 minutes de bus pour aller prendre son dessert glacé face au coucher de soleil sur l'Admiralbrücke à Kreuzberg. Je vote pour.

Snober le Curry 36 de Zoo Bahnhof parce que le 36, c'est pas ici. Je vote pour aussi. Même si pour moi, la currywurst, c'est à Güntzelstrasse tard le soir et pas ailleurs. Et avec un café bien chaud.

Pour manger, il y a des tas de restaurants de tous les pays du monde et de toutes les sortes de cuisine que l'on souhaite essayer. Ou pas..
Mais à part la Maison de la Patate face à la Marienkirche, où y a-t-il donc des resto typiquement berlinois ?

Just another brick...

Je me souviens que David Bowie avait fait un concert à Berlin en juin. Qu'il y avait eu des émeutes parce que ceux qui voulait l'écouter de l'autre côté du mur n'avaient pas pu venir. Moi aussi je pestais encore de ne pas avoir pu aller voir le concert du Glass Spider Tour à Werchter quatre jours plus tôt...
J'ai vu cet après-midi, dans l'expo sur les cérémonies est/ouest des 750 ans de Berlin, une photo de ce concert-là.

J'avais 14 ans à peine et cette ville bizarre coupée en deux était plus qu'intriguante.

Je me souviens de quand j'ai découvert l'album de Pink Floyd. C'était aussi en 87. Anne-Christelle l'avait emprunté à son frère et me l'avait confié avec 1000 recommandations de soins. A l'époque, le CD existait à peine, il ne fallait pas griffer les 33T. Alors j'ai fait une copie sur K7 audio que j'écoutais religieusement sur mon walk-man.

J'avais 14 ans, une passion certaine pour l'histoire et apprenais peu à peu que j'en faisais partie moi-même. Sensation qui ne fit qu'augmenter au cours des 3 années suivantes tant le monde bougeait alors. Suivre l'actualité était passionnant, je me rendais compte que le passé n'allait plus vraiment déterminer l'avenir où je serais majeure. Mon horizon était bien plus large que ma petite ville et mon quotidien scolaire.

Je retrouve tout ça à travers mes visites ici. Et se dire que tout "ça" -vécu à l'époque avec l'intérêt adolescent tout yeux et toutes oreilles ouvertes- a maintenant 25 ans, un quart de siècle. Suis-je donc si vieille ? Comment ont fait ces années pour passer si vite ?
Et surtout, quelle part ai-je su y prendre? Quelle brique ai-je enlevé du mur?

lundi 27 août 2012

Sont-ce encore des vacances?


Un quatrième séjour à Berlin, c'est dire si ces derniers jours quand j'annonçais où je partais en vacances j'ai eu "encore" au sommet du palmarès des réponses.
Oui, Berlin encore. Au soleil le jour et dans une profonde obscurité la nuit. C'est plaisir que de la retrouver si verte après le dernier séjour où ses arbres dénudés laissaient passer bien plus de lumières nocturnes. Une cité de tous les contrastes.
Plus d'hôtel cette fois mais un studio. Le quartier je vous le donne en mille : Wilmersdorf. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir voulu migrer vers l'est. Si le hasard ne me veut qu'ici, laissons faire. Ca m'a plutôt réussi dans le coin.
Le marathon touristique, j’ai déjà donné. Cette fois je profite de la ville en prenant mon temps. Et comme je n’ai pas pris de break en partant directement, je suis en pleine décompression, donc plutôt fatiguée.
En cette fin d’été qui fut pourri, le temps continue à hésiter. Hier dimanche, il m’a privé du karaoké à Mauerpark. L’après-midi avait pourtant bien débuté, sur les pelouses sauvages où les gens s’allongent pour lire ou barbecuttent en enfumant (copieusement) les passants. Musique et happening tous les 30 m. Sur votre gauche les puces, à droite le stade et la halle Max Schmelling (J’ai découvert qu’il est mort centenaire, comme quoi !).
Et partout, la foule melting pot. Du plus sage au plus fou en passant par le punk ou le baroque

Sur la butte, les gradins d’un auditorium en plein air. Une clown rouge y joue son spectacle pour le plus grand plaisir d’un public bon enfant et joueur. La bonne humeur ambiante ne parvient pourtant pas à chasser ces vilains nuages que le vent fort pousse sur nos têtes. Alors que tout était prêt pour que puissent pousser la chansonnette les plus téméraires - plic ploc plouf - il drache ! Un peuplier m’abrite, moi qui ai laissé mon parapluie à l’appart.
A la semaine prochaine dit l’animateur…heu pour moi ça sera plutôt l’an prochain. Ou jamais. Ce genre de fiesta « improvisée » tend parait-il à disparaître.
Quittant le déluge c’est en flânant de la Kulturbrauerei via Kastanien allee que je rejoins l’Alex. Kasting allee, parlons-en. Ils étaient où ces top models berlinois amateurs qui inspirent ce surnom ?
J’ai finalement tant traîné –avec une pause ravitaillement pendant une nouvelle drache. Assez drôle d’ailleurs de regarder les gens courir sous la pluie et les bourrasques.
J’en suis arrivée après la bataille au Nikolaï Viertel où des reconstitutions en costume fêtaient les 775 ans de la ville. Décidemment !

samedi 25 août 2012

Je craque pour Krakow !

5 septembre 2011

Que le grand Cric me croque  (en l'occurence le dragon du Wawel) pour un titre aussi plat ! mais que voulez-vous, la chaleur de cet automne continental en Pologne ne fait pas que faire fondre le bitume, il s'attaque aussi à ... (to be continued)